LA BARAKA DES MARCHANDS MOURIDES
jeudi 19 février 2026, à 18h30
Musée du quai Branly
Salle du cinéma
entrée libre et gratuite
Réalisateur: Jean-Paul Colleyn
Ecriture : Victoria Ebin et Jean-Paul Colleyn
Production : Lapsus – Arte – RTBF
Belgique, France, 1997, 52 mn
Avec leurs longs boubous et leurs énormes sacs de plastique rayés rouge et bleu, les marchands mourides du Sénégal sont devenus des personnages familiers des aéroports et de certains quartiers de grandes villes “mondiales” comme Paris, Marseille, Milan et New York.
Ce sont des Bana Bana, des marchands ambulants qui ont quitté leur village pour de longs voyages internationaux. Toujours en mouvement, ils achètent et vendent très rapidement des articles peu volumineux comme des montres fabriquées en Asie, des ceintures, des bijoux “de fantaisie”, des statuettes africaines, des lacets fluorescents ou des produits cosmétiques américains.
Les marchands mourides appartiennent à une confrérie musulmane du Sénégal, une confrérie soufie organisée autour d’un saint, Cheik Amadou Bamba.
Né vers 1857 et mort en 1927, il attira de nombreux fidèles pendant la période confuse qui suivit la conquête française. Basées sur la vénération de saints réputés porteurs de baraka, les confréries musulmanes furent des centres d’opposition aux aristocraties des royaumes animistes et aux colonisateurs français.
Jean-Paul Colleyn est anthropologue, cinéaste et directeur d’études retraité à l’EHESS, l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il est également membre de l’IMAF, l’Institut des Mondes Africains. Après avoir effectué ses études d’anthropologie dont son Master à l’Université Libre de Bruxelles, Jean-Paul Colleyn a fait sa thèse à Paris sous la direction de Marc Augé. Il a ensuite mené, de 1972 jusqu’à aujourd’hui, de nombreuses missions ethnographiques en Afrique de l’Ouest, notamment chez les Minyanka du Mali, réalisant une trentaine de films et publiant plusieurs ouvrages et articles sur leurs pratiques religieuses.
Son premier texte sur cette communauté, “ Sur le chemin du village : l’initiation au Koro Minyanka” est sorti en 1975 dans le Journal des Africanistes 45, 1-2.
