INFORMATION ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ

Notre Assemblée générale 2020 se tiendra :

Jeudi 17 juin 2021 à 17h
Musée du quai Branly – Jacques Chirac 222, rue de l’Université – 75007 Paris dans la salle de cinéma.

L’Assemblée générale sera suivie, à 18h, de la conférence publique de

Marc-Antoine Pérouse de Montclos

(Politologue, Directeur de recherche – IRD – CEPED Paris)
L’Afrique au défi du djihad et de la guerre globale contre le terrorisme: quelques réflexions

SITUATION SANITAIRE

Bonjour à tous,

En raison de la situation sanitaire actuelle, nous sommes au regret de vous informer que nous avons dû annuler les  événements suivants:

  • Conférence du Prix de thèse le 3 décembre
  • Séance de cinéma le 17 décembre

Dans l’attente de pouvoir tous nous retrouver en 2021.

Résultat du Prix de thèse AFRIQUES & DIASPORAS 2020

Félicitations aux deux lauréats du prix de thèse Afriques & Diasporas 2020 :

  • Charlotte GRABLI « L’urbanité sonore : auditeurs, circulations musicales et imaginaires afro-atlantiques entre Sophiatown et la cité de Léopoldville de 1930 à 1960 » (thèse en Histoire et Civilisations, dirigée par Myriam Cottias à l’École de Hautes Études en Sciences Sociales).
  • Guillaume VADOT « Les bras et le ventre. Une sociologie politique des plantations industrielles dans le Cameroun contemporain » (thèse en Science Politique, dirigée par Johanna Siméant-Germanos à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne).

Pour plus d’infos voir la page du prix ici

Rendez-vous le 5 novembre à 17h au Campus Condorcet pour la cérémonie de remise du prix

Finalistes au prix de thèse “Afrique et Diaspora” 2020

Avec un calendrier retardé par le contexte sanitaire, le jury du prix de thèse “Afrique et Diaspora” s’est réuni le 22 juin dernier. Ses membres ont sélectionné 12 finalistes dont voici les noms par ordre alphabétique :


Alfonso CASTELLANOS
Joao DE ATHAYE
Charlotte GRABLI
Mamaye IDRISS
Héloïse KIRIAKOU
Célia LAMBLIN
Cyrielle MAINGRAUD-MARTINAUD
Romain MUGELE
Claire NICOLAS
Sara TASSI
Suzie TELEP
Guillaume VADOT

Pour mémoire, la Société des Africanistes et le GIS Études Africaines décernent conjointement tous les deux ans, à partir de 2018, deux prix de thèse ex-aequo qui ont pour objectif exclusif une aide à la publication sous forme d’ouvrage (valeur 3000 euros par prix). Les thèses seront publiées pour l’une chez Karthala en co-édition Karthala-Société des Africanistes, pour l’autre chez un éditeur universitaire laissé au choix du GIS Études Africaines. Un tirage au sort désignera pour chaque thèse l’éditeur en charge de la publication : Karthala-Société des Africanistes ou l’éditeur universitaire.

Journal des Africanistes en désaccord avec la loi de programmation pluri-annuelle de la Recherche et contre la réforme des retraites

Le comité de rédaction du Journal des africanistes manifeste son profond désaccord avec la réforme des retraites et le projet de loi de programmation pluri-annuelle de la recherche (LPPR) qui témoigne d’une méconnaissance évidente des enjeux de la recherche publique.
 
Aussi, le comité soutient avec ferveur les différentes protestations des collègues, laboratoires, revues, institutions, etc, et s’y associe.

Prix de thèse Afrique et diasporas. Partenariat Société des Africanistes et Gis études africaines

Partenariat 2020

                                  

Société des Africanistes

Musée du quai Branly – Jacques Chirac
222 rue de l’université
75343 Paris cedex 07

 

Gis Etudes Africaines

Campus Condorcet
Bâtiment Recherche SUD
5 cours des Humanités
93322 Aubervilliers CEDEX

01 88 12 03 78      

Appel

La Société des Africanistes et le GIS Études africaines en France décernent conjointement tous les deux ans depuis 2018 deux prix de thèse ex-aequo qui ont pour objectif exclusif une aide à la publication sous forme d’ouvrage. Les thèses seront publiées pour l’une chez Karthala en co-édition Karthala-Société des africanistes, pour l’autre en co-édition chez un éditeur universitaire avec le GIS Etudes africaines. Un tirage au sort désignera pour chaque thèse l’éditeur en charge de la publication : Karthala-Société des Africanistes ou l’éditeur universitaire.

Les prix seront attribués par les membres d’un jury constitué à parité de membres de La Société des africanistes et de membres du Conseil scientifique GIS Études africaines en France ainsi que de personnalités scientifiques extérieures françaises ou étrangères.

Le prix ne pourra pas être cumulé avec une autre distinction de type « prix de thèse ». Les candidat·e·s sélectionné·e·s s’engagent à signaler une récompense obtenue avant la tenue du dernier jury conjoint dont la date sera en ligne sur les sites web des deux partenaires. De même, une thèse déjà en passe d’être publiée par d’autres moyens ne pourra pas concourir.

Date limite du dépôt des candidature : 30 janvier 2020 à minuit.

Conditions de candidatures

  • Le calendrier du concours est publié sur le site du GIS Etudes africaines et sur celui de La Société des Africanistes et il sera relayé par les moyens adéquats.
  • Le dépôt des dossiers est effectué exclusivement sur l’adresse courriel de Salomé Cheval, gestionnaire du GIS Etudes africaines : salome.cheval@univ-paris1.fr 
  • Une fois décidée leur recevabilité, les dossiers seront examinés par un premier jury de pré-sélection de vingt membres qui établira une liste réduite de candidat·e·s finalistes. Cette liste sera publiée sur les sites web du GIS Etudes africaines et de La Société des africanistes. Dans un second temps, un jury final désignera les deux lauréat·e·s.

Peuvent candidater, les auteur·e·s des thèses soutenues :

  • au cours des deux années universitaires précédant l’attribution (depuis le 1 janvier 2017)
  • écrites en français
  • dans toutes les disciplines des sciences humaines et sociales
  • pour lesquelles un rapport de soutenance sera disponible pour les jurys du prix

Modalités d’évaluation

L’évaluation des thèses et l’attribution du prix seront effectuées par deux jurys successifs constitués de membres du GIS Etudes africaines et de La Société des africanistes auxquels s’ajouteront des personnalités scientifiques extérieures françaises ou étrangères sollicitées pour leurs compétences sur le sujet ou leur discipline.

Au cours du processus de sélection, chaque thèse sera soumise à un minimum de 2 évaluateurs/trices :

  • Jury conjoint de pré-sélection paritaire GIS Etudes africaines – Société des africanistes (deux rapporteur.e.s par thèse) : établissement d’une liste réduite de thèses proposées au jury final.
  • Jury final constitué de membres du jury conjoint et de membres extérieurs (deux rapporteur.e.s par thèse).

Un effort de parité H/F sera fait. Les membres du jury de soutenance et des comités de suivi sont exclus de l’évaluation, mais les chercheur·e·s ou enseignant·e·s-chercheur·e·s membres du laboratoire de rattachement des candidat·e·s peuvent faire partie des jurys.

Critères de sélection des thèses

  • la qualité de l’apport aux études sur l’Afrique et ses diasporas,
  • l’originalité du sujet, le caractère innovant de l’approche et son intérêt pour l’ensemble du champ,
  • la qualité d’écriture en vue de la publication.

Obligations contractuelles des récipiendaires

  • participer à la séance de remise de leur prix à Paris jeudi 4 juin 2020 sous l’égide de La Société des africanistes et du GIS Etudes africaines
  • faire une conférence lors des REAF la même année, sous l’égide du GIS Etudes africaines et de La Société des africanistes et y  présenter leurs travaux. En 2020, les REAF se tiennent à Marseille du 7 au 10 juillet,
  • faire une conférence à La Société des africanistes à l’automne 2020.

Pièces à envoyer avant le 30 janvier 2020 à minuit

Le dossier exclusivement sous format .pdf  est composé des pièces suivantes :

  • Le formulaire de candidature à télécharger ici (de 1 à 3 pages), intitulé : DURAND_Formulaire_2020
  • Le résumé de la thèse (5000 signes maximum), intitulé : DURAND_Resume_2020
  • Le rapports de soutenance, intitulés : DURAND_Rapport_2020
  • La thèse, intitulée : DURAND_These_2020

Il sera à envoyer à l’adresse suivante (secrétariat du GIS Etudes africaines) : salome.cheval@univ-paris1.fr

Prix de thèse 2018. Afrique et diasporas. Partenariat Société des Africanistes et GIS Études africaines

Ch(e/è)r.e.s ami.e.s,

Nous sommes heureux de vous annoncer le résultat du prix de thèse conjoint Société des Africanistes et GIS études africaines.
Nos deux lauréates sont, sans ordre hiérarchique:
 

DIACK Safietou pour son doctorat en anthropologie.

L’expérience des jeunes de la rue (faqman) à Dakar : Entre marginalisation et reconnaissance sociale. Dirigée par Olivier Leservoisier à l’Université Paris Descartes

LEBLOND Nelly pour son doctorat en géographie.

Habiter des espaces investis et des espaces gris : Une géographie de la constellation agropolitique à l’œuvre au Nord du Mozambique. Dirigée par Julie Trottier à l’Université Paul Valéry, Montpellier 3

Merci à tous les membres du jury

Pour le prix de thèse “Afrique et diasporas” 2018, nous avons reçu 60 thèses. Sur ces 60 thèses 9 candidats ont été retenus pour être présentés devant un jury final.

PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE, voici les candidats retenus

Andretta Sophie : Science Po

Champy Muriel : anthropologie

Di muro icir Mimina : anthropologie

Diack Safietou : anthropologie

Leblond Nelly : géographie

Leobal Clémence : Sociologie

Mercurol Quentin : Géographie

Nur Goni Marian : histoire

Ramondy Karine : histoire

Le jury final se réunira le 13 juin 2018.

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Prix de thèse

Afrique et diasporas

Partenariat Société des Africanistes et GIS Études africaines

 

Société des Africanistes

Musée du quai Branly-Jacques Chirac

222 rue de l’université

75343 Paris cedex 07

africanistes@yahoo.fr

Gis Afrique

27 rue Paul Bert

94204 Ivry-sur-Seine CEDEX

01 49 60 41 17

dir-gisafrique@cnrs.fr

Date limite du dépôt des candidature : 28 février 2018 à minuit.

La Société des Africanistes et le GIS Études Africaines décerneront conjointement tous les deux ans à partir de 2018 deux prix de thèse ex-aequo qui ont pour objectif exclusif une aide à la publication sous forme d’ouvrage (valeur 3000 euros par prix). Les thèses seront publiées pour l’une chez Karthala en co-édition Karthala-Société des Africanistes, pour l’autre chez un éditeur universitaire laissé au choix du GIS Études Africaines. Un tirage au sort désignera pour chaque thèse l’éditeur en charge de la publication : Karthala-Société des Africanistes ou l’éditeur universitaire.

Les prix seront attribués par les membres d’un jury constitué à parité de membres de La Société des Africanistes et de membres du GIS Études Africaines ainsi que de personnalités scientifiques extérieures françaises ou étrangères.

Le prix ne pourra pas être cumulé avec une autre distinction de type « prix de thèse ». Les candidat·e·s sélectionné·e·s s’engagent à signaler une récompense obtenue avant la tenue du dernier jury conjoint dont la date sera en ligne sur les sites WEB des deux partenaires. De même, une thèse déjà en passe d’être publiée par d’autres moyens ne pourra pas concourir.

Conditions de candidatures :

  • Le calendrier du concours sera publié à l’avance – probablement au cours du mois de janvier de l’année du concours – sur le site du GIS Études africaines et sur celui de La Société des Africanistes et il sera relayé par les moyens adéquats.
  • Le dépôt des dossiers sera effectué exclusivement sur l’adresse courriel de Véronique Lautier, Secrétaire générale du GIS Études africaines veronique.lautier@cnrs.fr 
  • Une fois décidée leur recevabilité, les dossiers seront examinés par un premier jury de pré-sélection de vingt membres qui établira une liste réduite de candidat·e·s finalistes. Cette liste sera publiée sur les sites WEB du GIS Études africaines et de La Société des Africanistes. Dans un second temps, un jury final désignera les deux lauréat·e·s.

Peuvent candidater, les auteur·e·s des thèses soutenues : 

  • au cours des deux années universitaires précédant l’attribution (depuis le 1 janvier 2016)
  • écrites en français
  • dans toutes les disciplines des sciences humaines et sociales

Modalités d’évaluation :

L’évaluation des thèses et l’attribution du prix seront effectuées par deux jurys successifs constitués de membres du GIS Études africaines et de La Société des Africanistes auxquels s’ajouteront des personnalités scientifiques extérieures françaises ou étrangères sollicitées pour leurs compétences sur le sujet ou leur discipline.

Au cours du processus de sélection, chaque thèse sera soumise à un minimum de 4 évaluateurs/trices :

  • Jury conjoint de pré-sélection paritaire GIS Études africaines – Société des Africanistes (deux rapporteurs/trices par thèse) : établissement d’une liste réduite de thèses proposées au jury final.
  • Jury final constitué à 50% de membres du jury conjoint et à 50% de membres extérieurs (deux rapporteurs/trices par thèse).

Les personnalités scientifiques extérieures françaises ou étrangères constitueront 50% du jury final et leurs noms seront publiés sur les sites WEB. Un effort de parité H/F sera fait. Les membres du jury de soutenance et des comités de suivi sont exclus de l’évaluation, mais les chercheur·e·s ou enseignant·e·s-chercheur·e·s membres du laboratoire de rattachement des candidat·e·s peuvent faire partie des jurys.

Critères de sélection des thèses :

  • la qualité de l’apport aux études sur l’Afrique et ses diasporas. 
  • l’originalité du sujet, son caractère innovant et son intérêt pour l’ensemble du champ.
  • la démarche scientifique originale et innovante.
  • la qualité d’écriture en vue de la publication.

Obligations contractuelles des récipiendaires :

  • participer à la séance de remise de leur prix à Paris fin juin au Musée du Quai Branly sous l’égide de La Société des Africanistes et du GIS Études africaines.
  • participer à la séance de remise de leur prix lors des REAF la même année sous l’égide du GIS Études africaines et de La Société des Africanistes et y  présenter leurs travaux. En 2018, les REAF se tiennent à Marseille du 9 au 12 juillet.
  • présenter leurs travaux lors d’une conférence de La Société des Africanistes à l’automne

Pièces à envoyer avant le 28 février 2018 à minuit.

Le dossier exclusivement sous format .pdf  est composé des pièces suivantes :

Formulaire de candidature à télécharger sur les sites WEB du GIS Études africaines et de La Société des Africanistes  (de 1 à 3 pages).

1- Formulaire de candidature intitulé :

2- Résumé de la thèse (5000 signes maximum) intitulé :    

3- Rapports de soutenance intitulé :       

4- Thèse intitulée :   

DURAND_Formulaire_2018

DURAND_Resume_2018

DURAND_Rapport_2018

DURAND_These-2018

2018 Prix de thèse FORMULAIRE candidature

Dossier complet à envoyer à l’adresse suivante : salome.cheval@univ-paris1.fr

Enfants d’origine africaine en France, réaménagements familiaux, afflictions et maladie

Enfants d’origine africaine en France, réaménagements familiaux, afflictions et maladie

Des jeunes d’origine africaine, nés en France ou à l’étranger de nationalité française ou non, sont confrontés aujourd’hui au même titre que leurs homologues autochtones aux passages contraignants de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte. Cependant, ces jeunes connaissent des difficultés propres à leurs modalités d’immigration, dont on distingue dans notre pays trois grandes vagues.

  1. Les familles d’origine sahélienne arrivées en majorité dans les années 1970 et 1980 connaissent un décalage générationnel culturellement frappant. Les parents regroupés en associations familiales et villageoises qui se réunissent régulièrement entretiennent des échanges constants avec leur milieu d’origine, auxquels leurs enfants ne participent pas du tout. Comment, dans le meilleur des cas, ces enfants coupés sans regret ni nostalgie de la culture de leurs parents se reconstituent-ils dans divers types d’associations sportives, musicales ou hiphops, où ils se sentent reconnus et soutenus ?
  2. Les familles des pays de l’Afrique centrale, plus proches de notre culture par leurs formations scolaires souvent avancées, sont arrivées dans les années 1990 à la suite de guerres civiles et de conflits ethniques récurrents. Parents et enfants ont vécu des traumatismes qu’il est important de ne pas négliger pour comprendre leurs difficultés communes d’insertion et leurs participations actives à diverses communautés religieuses qu’il serait utile de faire sortir de l’ombre où elles sont tenues.
  3. Enfin, les jeunes immigrés isolés, qui affluent en grand nombre à partir des années 2000, ont enduré pour traverser la mer méditerranée et passer d’un continent à l’autre des souffrances chargées de vexations et d’humiliations qu’il est utile de recueillir afin de les faire connaître.

Nous souhaitons rassembler dans ce numéro spécial des contributions qui permettront de mieux comprendre les difficultés et les réaménagements familiaux, sociaux et culturels vécus par les jeunes et les stratégies qu’ils ont pu développer ou les opportunités dont ils ont su se saisir dans leur quotidien pour dépasser ces problèmes, que leur action se soit soldée par un échec ou ait été couronnée de succès.

Ces jeunes d’origines africaines diverses connaissent aussi des complications du fait de leurs conditions de vie (RSA pour un grand nombre de parents) ; de nouvelles configurations familiales (divorces conflictuels et décohabitation des familles polygamiques exigée par la loi Pasqua) ; et de rapports sociaux « racisés » dont les formes sont selon les cas plus ou moins masquées. Ces divergences répétées ont un impact sur l’image que les jeunes ont d’eux-mêmes et sur celles qu’ils prêtent aux autres. Dans ce numéro spécial du Journal des Africanistes, ces difficultés peuvent être analysées en alliant plusieurs approches : l’anthropologie sociale, la psychologie cognitive, la psychanalyse.

D’un point de vue psychologique, certains jeunes relèvent de l’enfance en difficulté car éduqués dans un milieu familial détérioré, touché de façon grave par des incidents de la vie, la mort ou la maladie de parents. Ce contexte donne des situations familiales ou les enfants se situent mal et s’intègrent d’autant plus difficilement dans la société que dans leur famille cela ne va pas. Aussi, il est important de pouvoir reprendre l’histoire parentale pour que ces jeunes puissent se resituer et prendre de la distance par rapport au traumatisme subi.

Le rapport au corps et aux affects peut être problématique lorsque les jeunes sont atteints d’une maladie chronique transmissible que ce soit sexuellement comme le Sida, génétiquement comme la drépanocytose, ou par l’environnement et les conditions de vie précaires de la famille comme dans le saturnisme. Les difficultés sont encore plus importantes lorsque la maladie est socialement ethnicisée ou « racisée ». L’inscription dans la succession des générations pour les jeunes atteints d’une maladie transmissible peut alors devenir compliquée lorsqu’ils doivent régler de façon concomitante des difficultés liées au passage de l’adolescence à l’âge adulte, tout en étant tenu d’être autonome dans gestion de leur pathologie.

Merci d’envoyer vos propositions d’article d’une longueur de 300 mots maximum aux deux adresses suivantes ch.pradelles@dartybox.com et maria.teixeira.rdb@gmail.com

Nous attendons vos résumés pour le 20 novembre 2017 pour envisager une publication dans le Journal des Africanistes en 2019.

Charles-Henry Pradelles de Latour, Directeur de recherche honoraire au CNRS – LAS

Maria Teixeira, MCF, UMR 1123 ECEVE INSERM – Université Paris Diderot

Children of African Origin in France, Family Reconfigurations, Suffering and Disease

In France today, young people of African origin (born in France or abroad, with or without French nationality) are confronted with the transition from childhood to adolescence, and then from adolescence to adulthood, in the same way as their indigenous counterparts. However, these young people also encounter difficulties which are specific to their modalities of immigration. Three significant waves of migration can be distinguished in France:

  1. Families of Sahelian origin arrived mostly in the 1970s and 1980s, and are experiencing a culturally striking generation gap. The parents meet regularly in groups defined by family and village ties, and thus maintain constant exchanges with their circle of origin; yet their children do not participate at all in these exchanges. How, in the best case scenario, do these children – cut off from their parents’ culture without any regret or nostalgia – rebuild themselves through various types of sporting, music or hip-hop groups, where they feel recognised and supported?
  2. Families from central African countries, which are closer to our culture due to their often advanced education systems, arrived in the 1990s after a series of civil wars and ethnic conflicts. The parents and the children alike have experienced traumas. These must not be overlooked if we are to understand their common difficulties in integrating and their active participation in various religious communities, which should be brought out from the shadows.
  3. Finally, there are the isolated young immigrants who have arrived in large numbers since the 2000s. In order to cross the Mediterranean Sea and move from one continent to another, they have endured suffering and humiliation, which should be recorded and made known.

In this special issue, we wish to gather contributions which will help us to better understand the familial, social and cultural reconfigurations and difficulties experienced by these young people. We also want to shed light on the strategies they have developed in their daily lives to overcome these problems, and the opportunities which they have grasped – whether their actions have ended in failure or success.

These young people of diverse African origins also encounter problems due to their living conditions (a large number of their parents receive welfare benefits); new family configurations (following hostile divorces, or the separation of polygamous families required by the Pasqua Laws); and “racialised” social relations, whose forms may be more or less masked depending on the circumstances. These repeated divergences have an impact on these young people’s self-image, and on the image they project to others. In this special issue of the Journal des Africanistes, these difficulties will be analysed by bringing together several approaches, such as social anthropology, cognitive psychology and psychoanalysis.

From a psychological point of view, some young people come out of childhood with problems because they are raised in a difficult family environment, and are seriously affected by their parents’ life events, death or illness. This context leaves children struggling to find their place in the family, and they have even more difficulty integrating into society because of the difficulties in their families. It is important to be able to recover the parents’ story, so that these young people can resituate themselves and distance themselves somewhat from the trauma they have suffered.

These young peoples’ relationship with their body and their emotions can be problematic when they are suffering from a chronic illness which is transmissible – whether sexually, like AIDS; genetically, like sickle-cell anaemia; or through the environment and precarious living conditions in the family, like lead poisoning. The difficulties are even more significant when the illness is socially ethnicised or “racialised”. For young people suffering from a transmissible illness, their place in the generational succession can be complicated: they have to simultaneously resolve difficulties linked to the passage from adolescence to adulthood, while also independently managing their condition.

Please send your article proposals, of a maximum duration of 300 words, to these two email addresses: ch.pradelles@dartybox.com and maria.teixeira.rdb@gmail.com.

We await your summaries by 20 November 2017, with a view to publication in the Journal des Africanistes in 2019.

Charles-Henry Pradelles de Latour, Emeritus Research Director at CNRS – LAS

Maria Teixeira, Associate Professor, UMR 1123 ECEVE INSERM – Université Paris Diderot