Giscard Bouchotte & Barcha Bauer : TAP-TAP Chéri

 

 

Réalisation : Giscard Bouchotte

Filmage : Barcha Bauer

Production : Cinquillo films

Haïti 2017, 52’

 

 

 

Le film se passe en Haïti, première République indépendante noire dès 1804. À Port-au-Prince, il n’y a pas de transport en commun pris en charge par l’État : pour se déplacer il faut faire appel à des véhicules privés : les Tap-Tap. Ces bus, propriété de riches haïtiens ayant travaillé ou vivant à l’étranger, arrivent sur l’île en tant qu’épaves. Refaits à neuf dans les garages, ils sont ensuite décorés par des artistes puis confiés à des chauffeurs. Les « Tap-Tap », dont le nom en créole signifie rapide, immédiat, bien plus qu’un simple moyen de transport collectif, représentent un moyen d’expression artistique populaire.

À propos du réalisateur

Giscard Mouchotte a participé pendant de nombreuses années à des projets artistiques en tant que curateur et écrivain, mais c’est sa rencontre avec le cinéma de Claire Denis qui influencera essentiellement sa carrière de réalisateur. En 2005, il réalise son premier film Afrique Rive Gauche, et en 2008 La vie rêvée de Sarah. En 2012, il publie un essai pour le Kunsthal d’Amersfoort, aux Pays-Bas, et un autre sur le thème « Pouvoir politique et idéologies » pour la conférence sur les Biennales et pratiques artistiques dans les Caraïbes qui s’est tenue au Smithsonian Museum (USA). En 2011, lors de la 54e édition de la Biennale de Venise, il est nommé curateur du 1er Pavillon Haïti Death and Fertility. Depuis 2013, il vit en Haïti.

 

À propos du filmeur

Formé à l’École Louis Lumière, Barcha Bauer débute comme assistant caméra sur de longs-métrages (M. Mizrahi, F. Truffaut, P. Chéreau), et devient par la suite directeur de la photo pour des documentaires réalisés par France 3. Lors d’un séjour professionnel en Guyane, il découvre l’Outre-mer et les spécificités culturelles de ses populations, et depuis il réalise pour RFO Martinique et RFO Guyane de nombreux documentaires restituant la mémoire de ces peuples et des grandes Figures de l’Outre-mer. De 1996 à 2001, il poursuit son « œuvre de Mémoire » avec la réalisation de films comme Le refus, sur la résistance en Auvergne, ou L’université résistante, sur l’Université de Strasbourg à Clermont-Ferrand entre 1939 et 1944. Par la suite, en collaboration avec Les Productions de la Lanterne, il continue sa série Les Grandes Figures Noires en produisant un documentaire sur Frantz Fanon, et des films de jeunes réalisateurs guyanais.